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3 Août 2013
Au cas contraire, la société civile du Nord-Kivu menace d’inviter la population à se désolidariser de cette brigade et ce, après avoir passé en revue la situation sécuritaire dans la partie Est de la RD. Congo. Dans la déclaration qui a été signée, le 1er août dernier, à Goma par Thomas D’Aquin Muiti, Président, Me Omari Kavota, Vice-président et Porte-parole, ainsi que Justine Masika, 2ème Vice-président, la Coordination de la Société Civile du Nord-Kivu estime que l’ultimatum de la Monusco donnant 48 heures à toute personne détenant une arme et ne faisant pas partie des Forces nationales de sécurité autour de la Ville de Goma et Sake à pouvoir la déposer n’a pas enchanté cette composante, après avoir recueilli les réactions de ses membres. Elle constate avec amertume que le communiqué de la Monusco est de loin de rencontrer les attentes de la population congolaise sur ce qu’elle doit faire avec les groupes armés notamment, le M23, les Fdlr, Adf-Nalu/Al-Shabaab et d’autres milices locales. La brigade d’intervention de la Monusco est, par contre, invitée par la Société civile du Nord-Kivu à traquer sans délai, les Forces négatives. Dans cette déclaration, la Coordination de la SCNK fustige la stratégie d’endormir ‘’débout’’, les Congolais alors qu’elle a un mandat de 12 mois.
Par la voix du Président de la Coordination, Thomas D’Aquin Muiti, la Société civile du Nord-Kivu et, avec elle, les forces vives de la Province salue et réitère leur soutien aux Forces armées de la République Démocratique du Congo. Elle lance substantiellement un appel vibrant aux congolais vivant au pays et à ceux de la diaspora à apporter leur contribution morale, financière et matérielle aux militaires congolais engagés sur les fronts dans l’Est de la RDC. Ces vaillants combattants, selon la Coordination de la Société civile du Nord-Kivu, témoignent en ces jours de leur bravoure et détermination à honorer la Nation congolaise.
Raison pour laquelle, la Société civile du Nord-Kivu s’insurge contre le communiqué du Commandant de la Force de la Monusco contre les forces négatives autour de Goma. Elle réalise avec amertume que la décision de la Monusco est loin, dans tous les cas, de répondre aux attentes des congolais du Nord-Kivu en proie à l’activisme du M23, des Fdlr, Adf-Nalu/Al-Shabaab et d’autres milices locales. Prenant à partie la Brigade d’ Intervention de la Monusco, la Société civile estime, dans sa déclaration, qu’elle devrait se mettre en action pour traquer les forces négatives dans la Province du Nord-Kivu. Elle dénonce les intentions de la Monusco de vouloir chercher à endormir ‘’débout’’, les congolais. A cet effet, elle fustige le comportement et la position du Gouvernement Congolais qui a salué la décision de la Monusco. Pourtant, souligne-t-elle, le Gouvernement sait pertinemment bien que la zone ciblée par le communiqué de la Monusco est déjà conquise par les Fardc. « La Coordination de la Société civile du Nord-Kivu qualifie de manœuvres dilatoires cette action de la Force de la Monusco et invite, de ce fait, toute la population Congolaise à la vigilance », indique la Coordination dans sa déclaration.
La Société civile dénonce, par ailleurs, toute tentative éventuelle de trêve à imposer aux Fardc au profit des « soi-disants » pourparlers de Kampala avec le M23.
La Société civile donne un ultimatum de sept jours à la Brigade d’Intervention (FIB) pour qu’elle débute son action offensive. « A dater de ce jour, la Société civile du Nord-Kivu donne une semaine à la Brigade d’Intervention (FIB) pour qu’elle débute son action offensive. Faute de quoi, elle demandera à la population de se désolidariser d’elle et de mener des actions de grande envergure devant la pousser à agir, sinon, à plier bagages ».
Enfin, la Société civile du Nord-Kivu demande au Gouvernement Central d’accélérer la formation des recrues, pour qu’elles viennent renforcer, un peu plutôt, leurs ainés dans l’action de libération du territoire national contre l’agression rwando-ougandaise.
Peter Tshibangu
Déclaration de la société civile du Nord-Kivu à propos de l’ultimatum de la Monusco aux forces négatives autour de Goma
La Coordination de la Société Civile du Nord-Kivu a suivi avec attention le
Communiqué du Commandant de la Force de la MONUSCO, donnant un ultimatum de
48 heures à toute personne détenant une arme et ne faisant pas partie des
forces nationales de sécurité autour de la Ville de GOMA et SAKE à pouvoir
la déposer.
Notre Structure, après avoir recueilli les réactions des ses composantes
quant à ce, réalise avec amertume que cette décision est bien loin une
réponse aux attentes de la population Nord-Kivutienne, en proie à
l’activisme du M23, des FDLR, des ADF-NALU/AL-SHABAAB et d’autres milices
locales.
La Société Civile considère que la Brigade d’Intervention de la MONUSCO
plutôt que de se mettre en action de traque contre les Forces Négatives en
Province, cherche à nous endormir débout et continue à passer son temps,
oubliant qu’elle n’a qu’un mandat d’une année.
Elle fustige par ailleurs la position du Gouvernement Congolais consistant
à saluer cette décision de la MONUSCO, alors qu’il sait pertinemment que la
zone ciblée par la Mission est déjà conquise par les FARDC.
La Coordination de la Société Civile du Nord-Kivu qualifie de manœuvres
dilatoires cette action de la Force de la MONUSCO et invite de ce fait
toute la population Congolaise à la vigilance.
Elle dénonce par ailleurs, toute éventuelle tentative de trêve imposée aux
FARDC, au profit des « soi-disant » pourparlers avec M23, pourtant réputé
Force Négative.
Et, à dater de ce jour, la Société Civile du Nord-Kivu donne une semaine à
la Brigade d’Intervention (FIB) pour qu’elle débute son action offensive.
Faute de quoi, elle demandera à la population de se désolidariser d’elle et
de mener des actions de grande envergure devant la pousser à agir, si non, à
plier bagage.
Les Forces Vives de la Province, tout en réitérant leur soutien aux FARDC,
appellent les Congolais vivant au pays ainsi que ceux de la diaspora à
apporter leur contribution tant morale, matérielle que financière en faveur
des militaires engagés sur les fronts et qui témoignent en ces jours de
leur bravoure, honorant la Nation congolaise.
Enfin, notre Coordination demande au Gouvernement Central d’accélérer la
Formation des recrues, pour qu’elles viennent renforcer, un peu plus tôt,
leurs aînés dans l’action de libération du Territoire national contre
l’agression rwando-ougandaise.
Fait à Goma, le 1er Août 2013
Pour la Coordination de la Société Civile du Nord-Kivu,
M. Thomas D’AQUIN MUITI
Président
Me OMAR KAVOTA
Vice-président et Porte-parole
Mme Justine MASIKA
2ème Vice-Présidente