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31 Juillet 2013
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Denis Sassou N’Guesso a, à peine, fait savoir sa disponibilité à conduire la médiation entre Joseph Kabila et ses opposants qu’une vive controverse raisonne déjà à Kinshasa sur ses réelles intentions. A Chacun son commentaire quant à l’agenda du voisin Brazza-congolais. Il y en a qui parlent des visées communes entretenues les deux Chefs d’Etat. L’un et l’autre accomplissent le dernier mandat.
Et l’un et l’autre sont soupçonnés de chercher à tripatouiller la Constitution pour s’octroyer un énième mandat, outre que les opposants Brazza-congolais s’indignent que leurs homologues de l’autre côté de la rive applaudissent pour un Sassou pas du tout démocrate chez lui. De là à s’imaginer que Sassou s’engage en RD-Congo pour préparer une passerelle à Kabila, quitte à espérer le retour de l’ascenseur, le pas est vite franchi. Pourtant à Kinshasa, le régime multiple des signaux pour rassurer sur la volonté de Joseph Kabila de ne pas se représenter en 2016. Aubin Minaku a été le premier à faire une sortie sur la question. Sur RFI, le président de l’Assemblée nationale a affirmé que le Président de la République allait respecter la Constitution. Francis Kalombo l’a succédé sur les antennes de la même radio pour répéter la même rengaine pendant que dans des salons, des dignitaires de la majorité présidentielle faisaient écho d’une récente réunion, à la ferme présidentielle, à Kingakati, où Kabila aurait clairement demandé aux siens de s’organiser pour 2016 sans penser à lui. C’est bien beau que les autres rapportent mais tant que Kabila lui-même n’en aura pas fait une confession en public, rien n’y changera. Toujours est-il que les spéculations ont déjà commencé, dans le camp présidentiel, sur la succession du “Raïs”. Pour la première fois, le nom de Moïse Ekanga est cité. Ekanga est considéré comme le gardien du temple qui a hérité de son maître Augustin Katumba Mwanke. Ekanga a la confiance totale du chef mais l’homme a le défaut ou la qualité d’exécrer tout ce qui le met devant le public. Ce n’est pas un tribun capable de se jeter à l’eau pour une campagne présidentielle.
MTN